Projet 7 : Ifrane ville apprenante
Un programme d’apprentissage tout au long de la vie pour réduire l’analphabétisme, développer les compétences numériques et rapprocher les territoires urbains et ruraux.
Apprendre à tout âge
Une ville apprenante mobilise ses établissements, ses associations et ses habitants afin de rendre l’apprentissage accessible tout au long de la vie. Cette démarche concerne l’éducation de base, la formation supérieure, la vie familiale, les communautés et les lieux de travail.
Ifrane a rejoint le Réseau mondial des villes apprenantes de l’UNESCO en deux mille vingt-deux. Cette reconnaissance soutient l’engagement de la ville en faveur du droit à l’éducation pour les personnes de tous âges.
Réduire l’analphabétisme et la fracture numérique
Le document identifie plusieurs freins à la transition numérique : l’analphabétisme, le manque de compétences numériques, une sensibilisation insuffisante et l’absence de dispositifs de suivi structurés. Ces difficultés limitent l’accès à l’information, aux services et aux possibilités offertes par le numérique.
Le projet veut progresser vers l’objectif « Ifrane, zéro analphabètes » à l’horizon deux mille vingt-sept. Il associe l’alphabétisation à la maîtrise des outils modernes d’apprentissage afin que les citoyens puissent participer pleinement à la transformation du territoire.
Un partenariat entre l’université et le territoire
La Province d’Ifrane et l’Université Al Akhawayn occupent une place centrale dans le dispositif. L’université apporte ses étudiants, ses enseignants, ses locaux et son expérience du service communautaire. Le projet mobilise aussi les établissements scolaires, les collectivités locales et les associations.
Cette coopération permet de co-créer des solutions d’apprentissage adaptées aux besoins des habitants. Elle relie les connaissances universitaires aux réalités des quartiers, des communes et des zones rurales du Moyen Atlas.
Un programme de formation structuré
Le programme prévoit de former huit cents personnes par an pendant trois ans. Chaque parcours comprend soixante heures de formation organisées pendant les week-ends. Les bénéficiaires s’engagent ensuite dans une restitution des acquis, ce qui étend l’apprentissage au-delà du premier groupe formé.
Vingt-sept groupes sont ciblés, dont des groupes associatifs et d’autres groupes comprenant des diplômés qualifiés. Les communes et les autorités locales contribuent à identifier les bénéficiaires par quartier, avec l’appui des services provinciaux travaillant sur l’analphabétisme.
Les ressources humaines mobilisées
- Formateurs diplômés originaires de la province.
- Étudiants de l’Université Al Akhawayn engagés dans le service communautaire.
- Corps enseignant de la province d’Ifrane.
- Associations actives dans l’éducation, l’alphabétisation et le développement social.
- Agence nationale de lutte contre l’analphabétisme.
Les partenaires associatifs cités comprennent la Ligue marocaine pour l’éducation de base à Azrou, l’association ICHRAQ à Timahdite, l’association TIQA pour le développement des femmes à Immouzer et l’Association du Moyen Atlas liée à AUI.
Une action qui relie l’urbain et le rural
Le projet ne se limite pas au centre urbain. L’Université Al Akhawayn dispose d’une expérience de travail avec les populations rurales et les communautés moins desservies. Le club Hand in Hand agit dans l’éducation formelle en milieu rural, tandis que le Centre d’Azrou pour les œuvres sociales intervient dans l’éducation informelle.
Ces liens facilitent la diffusion des formations dans les zones éloignées et contribuent à réduire les écarts éducatifs et numériques entre la ville et les communes rurales.
Les jeunes comme acteurs de la ville apprenante
La démarche de l’UNESCO encourage les villes à considérer les jeunes comme des co-créateurs. Dans ce projet, les étudiants participent directement aux formations et à la transmission des compétences. Les diplômés locaux peuvent également intervenir comme formateurs.
Cette organisation transforme l’apprentissage en action collective. Les personnes formées ne restent pas de simples bénéficiaires : elles contribuent à diffuser les acquis dans leurs familles, leurs associations et leurs communautés.
Résultats attendus
- Deux mille quatre cents bénéficiaires directs formés sur trois années.
- Transmission des acquis à plusieurs milliers de bénéficiaires indirects.
- Campagnes de sensibilisation menées auprès des habitants d’Ifrane.
- Participation active des associations et des étudiants.
- Utilisation plus large des technologies d’apprentissage.
- Réduction progressive de la fracture numérique entre territoires urbains et ruraux.
- Progression vers l’objectif d’une ville sans analphabétisme.